Agenda ironique de juin

Les amis, ici les textes au fur et à mesure de leur arrivée, avec leurs mots quelque peu ébouriffés… Il s’agissait de se laisser inspirer par la chanson « les mots » de la rue Kétanou.

Pour relire les détails du sujet , c’est ICI :

:https://poesie-de-nature.com/2019/06/02/agenda-ironique-de-juin-la-brocante-dete-cest-ici/

Par ordre d’arrivée :

Jusqu’au, disons 28 juin, dépot des textes ( sur le lien ci-dessus), puis le petit vote amical se fera ICI !

Merci d’ores et déjà pour toutes vos participations, ces beaux textes réunis, pour tous les échanges amusés, et autres petits mots en couleurs qui font le piment de l’agenda!

Ouf, j’ai réussi à temps à bricoler les deux sondages ( vive les premières fois)… A vos votes! et bel été à vous ! ( … en fait, à très vite…)

010719

Juillet est là et l’heure des comptes aussi ! Il semble bien que ce soit Jobougon qui emporte les suffrages , et le groupe, le peloton est juste après! Bravo Jo! Merci et encore bravo à tous… Il est temps de tirer ma révérence et de remettre en grandes pompes l’organisation du mois de Juillet aux mots et merveilles de Mathurinades et coquecigrues…

A très bientôt! Je vous embrasse

Véronique

Véronique

Traces

Le temps de me poser pour écrire ou lire m’a manqué ces temps-ci… Il fallait tracer, faire, suivre le mouvement trop rapide, s’oublier, jusqu’au warning, cet agacement qui me ramène à l’oscillation intime. Je reviens déposer une poésie du bourgeon, de l’émergence, face à la culture de l’urgence…

La neige fond, dévoile le bourgeon,

Et l’arrêt devient rideau de vie 

D’une nouvelle partition. 

Qui sait, souris! 

Ce matin, l’air se pare de parfum de toujours,

De ces petites fleurs blanches, invisibles 

Allez, monte à bord!    

Tout est là, émerveille encore

Qui sait l’animal animé 

D’un dessein fabuleux  

et d’un libre trésor  !

©Véronique Bonnet

Vue du Mont Mezenc, Auvergne

vue du Mont Mezenc, Auvergne

Un jour, une nuit

Nulle part, partout,

j’arrache les mauvaises herbes,

Celles qui étouffent.

Et je découvre la fleur vivace. 

Je laisse monter le début d’un chant,

C’est un bourdonnement bienveillant.

Je réponds :  » présente  » à la vie.

     ©Véronique Bonnet

Tu es

11 novembre 2018

Tu es…

Le temps s’est tu, il a chu, le long d’une pente vertigineuse, boueuse, sanglante.

De ce grand silence après la guerre, il reste des pierres froides gravées,

Presque inhumaines, normalisées, dressées au milieu des villes…

Et  ces statistiques qui noient le singulier, le précieux…

Tout juste après la déflagration, les confidences sont chuchotées aux sourds,

Et les films comiques revêtent l’impensable d’un sourire…

La nausée  ravalée…

Aujourd’hui, tu es parole retrouvée, flamme choyée…

©Véronique Bonnet