Rêveur

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Dans le silence de la nuit

Glissent les pas du rêveur

Comme ceux d’un acteur

Dans le théâtre d’un temps éphémère.

Danse étrange, battement de cils,

Ombres portées intérieures

Musique des éléments

Stores instrumentistes.

Les possibles se devinent

Se mettent en forme, s’étirent et vire voltent.

Nocturnes artistes, étoiles moirées, clowns tristes,

Se télescopent dans l’humour et l’intime de la chambre

Sous les paupières closes.

 

©Véronique Bonnet

 

 

Coeur de vie

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Emoi et moi… Histoires des petits moi ( épisode 1)

 Le glacier fond et roulent les monceaux de débris,

La moraine de la vie, les cailloux de mes chemins.

En descente ou en montée, la balade vaut le détour,

Moi l’amour, je suis pour. 

Dans les décombres de la susceptibilité, du doute, des peurs, des désirs, 

Le cœur palpitant, impatient même, attend l’heure,

Celle de la découverte,

D’une aurore boréale, bref, l’espoir d’y voir clair…

En attendant, il éblaie l’inutile, le clinquant, le souffreteux, la chimère,

l’idéal, pour échapper à la perte 

et garder la voie ouverte. 

 

  ©Véronique Bonnet

 

Chante de là où tu es

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Regarder comment les choses s’ordonnent naturellement quand on fait avec la vie.

Travailler, écrire dans ce sens…

Plonger dans des parcelles profondes et remonter des bribes de  poésie. C’est un état perceptif, intuitif, pas intellectuel.

Écrire, libérer….

Écrire, c’est peut-être aimer partager l’intime, ou peut-être le faire résonner ou même faire éprouver ou éclore chez l’autre. Partager…

Mais de toutes ces histoires, il ne restera que l’amour. Qui sait?

C’est ce que je me suis dis, en écoutant Jacques Higelin.

 

 

 » Une chanson, c’est populaire, il faut toucher l’émotion pure et on ne l’atteint jamais par la force ou la démonstration, mais par l’abandon de soi, la confiance, l’approfondissement, en se laissant envahir, en cherchant à l’intérieur ». 

Jacques Higelin

 

 

 

 

 

 

« Je suis mort, qui qui dit mieux? »

 

 

©Véronique Bonnet

Désir et présence

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                                                                      Graphiste illustration : Aurélien Cattin

 

Le désir comme un lac asséché réclame de l’eau à tout prix. 

Où sont passés, son parfum fort et entêtant, sa couleur tapageuse des premiers temps,

Les bruits assourdissants ? Qui le sait ?

Maintenant, c’est un lieu privé de sa source, aux failles lézardant le fond. 

Les échos sont glauques et la pensée tourne en rond,

A la recherche du temps des baigneurs, des peaux chauffées par le soleil,

des rires insouciants, des coupes débordantes.

On ne sait plus qui est là.

Tant de vies traversent les êtres, tant d’êtres traversent les histoires…

Elles sont rivières grondantes, ruisseaux chantants, sources merveilleuses

Où la boue est si proche, parfois, de la splendeur émergeante du lotus. 

Qui sait les fractures du sol ou les changements de saison ?

Cœurs en perdition ou nouvelles partitions ?

Notes de brumes ou cornes d’abondance ?

 

Entre vivre et vivre ses désirs, qui sait où se situent :

Plaisir, choisir, mourir ? Ephémère ou éphéméride?

Tant de vies rencontrées, d’humeurs multiples, 

où chacune se vit en singulier. 

Oeil espiègle, ouvre-toi! 

Les portes sont nombreuses et les chemins sont de travers.

Qui sait la vibration qui emplit de présence, même dans les creux oscillants,

Dans les palpitants?

Pour aller dans la vie, chacun a ses rêves, ses envies, ses paris. 

C’est le trait d’un peintre, nature, cru, libre, sur une nouvelle toile.

C’est un nouveau rythme, une unité de mesure.

C’est la main qui protège la flamme précieuse, 

Une poitrine contre une autre,

Des souffles chauds mêlés et l’émotion partagée,

Celle d’une belle musique,

Celle d’être là.

Le désir de vivre oscille vers la présence.

Regarde là, qui sait, sinon toi ?

 

            ©Véronique Bonnet

            

 

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Poésies de l’antre-temps

Poesies de l-antre-temps

« Poésies de l’antre-temps » est disponible (2017) , aux éditions Edilivre ( papier ou numérique)

Un premier pas, encré sur papier, pour poser non pas le cri que je voulais pousser, mais l’élan de vie qui secoue, à partir de ces petites choses du quotidien qui réveillent.

J’ai fais une fausse manip et voilà que l’article, posé dans un coin du blog, se retrouve à la une !

Bon, je vais travailler la technique, mais pour aujourd’hui, je laisse le hasard semer !