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Les tempêtes et les orages amènent, les jours suivants, leur lot de débris, d’objets brisés,
dont la vision est partagée entre incrédulité,
douleur, envie d’aller de l’avant.

La sensation de la vague claire qui éponge le bord de mer et repart vers les profondeurs.
Une consolante.
Il en est de même avec les prises de conscience.

Des bois flottés …
Blanchis jusqu’à l’os, rongés de sel et de tumultes inutiles.
Là, sont présents dans leur candeur légère et infantile.
Des morceaux incongrus de passé qui gisent au milieu du présent, d’où se dégage l’instant clair et vif, dans la beauté du blanc.
Ainsi s’ouvre la promenade matinale au voyageur imaginatif.

 

Véronique Bonnet

(extrait de « Poésies de l’antre-temps »  éditions Edilivre)