Invisible

 

 

 

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Forêt de Brocéliande III

 

Il n’y a personne dans ces magnifiques forêts qui émanent la liberté.

La beauté de la nature s’exprime et nourrit l’espace de vie.

Elle est là à nous attendre…

Cette beauté, comme la poésie nous traversent.

Alors, elle rencontre l’être,

L’espace d’échange subtil s’ouvre,

Il a mille noms…

 

©Véronique Bonnet

 

 

 

Grrrrr

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Grrr

Les infos, que je m’étais promise de ne plus écouter, terminent par un ton badin que démentit le contenu:
 » Et puis, une dernière info : les oiseaux seraient moins nombreux de 50%, cette année, selon un très sérieux comptage de l’institut … »

Fondu enchaîné sur un thème musical guimauve, pendant que mon esprit vrille et se déchaîne. Il commence le décompte :

Les abeilles (traitées en bio)  : moins nombreuses de 50 à 75 % aussi  en ce début de Printemps !!!

et Nicolas Hulot va réintroduire symboliquement deux ours femelles dans les Pyrénées  » pour ne pas être le ministre qui a laissé disparaître les ours « …
Donner pour les ours. C’était le premier acte écologique de la petite girondine idéaliste que j’étais. Et aujourd’hui retour à la case départ, la cause étendard sort, parce que c’est l’émotion qui fait agir.

Mais agir sur quoi? Bientôt les nounours seront comme la girafe Sophie, relégués au rang de jouets…

L’idée impensable fond dans nos esprits, comme la banquise.
Non, c’est plus fort que nous, il faut croître… Lutter contre la destruction de la planète, ça nous dépasse. Les responsabilités sont si bien tissées qu’elles nous ficèlent les uns aux autres.
Et nous partons ailleurs, en voyage, dans nos activités diverses et variées, dans des systèmes qui demanderont récompense, d’autres voyages et d’autres trucs à faire. Les paradoxes nous maintiennent en confusion, en émotion, en dissociation, en illusion de contrôle…

Le faire plus que l’être… Nous en tombons parfois malades. Prédation, te revoilà, nous devenons plus faciles à manger!!! Immobiles, devant de trop grandes tâches que voilà devant nous …

« Le miel de Printemps cette année va être rare, faute de Printemps ».
Je vous la fais en brève de comptoir.

La faute à la croissance, fille de la peur du vide.

Je ne peux que me regarder dans le miroir… je ne peux agir que sur moi… et encore… suis-je impuissante, ou vaniteuse?

Et pourtant, il se profile, il se faufile le rêve, dans le tissu à repriser de nos sociétés… Et les « forces imaginantes de l’esprit »  (Bachelard) sont créatrices de réalité et de présence renouvelées . 

Ça aussi, c’est plus fort que nous!! C’est la vie et ça fait du bien!

Ces râleries, comme une volée de bois vert en ce Printemps, merci de les avoir lues ! Belle journée à vous!

©Véronique Bonnet