Le hêtre du voyageur

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Forêt de Brocéliande II

 

Vois le sens de la présence,

La vie entre tes mains.

Embrasse la, comme font mes branches tendues vers la forêt

La mousse en étoiles, douce comme l’amour et les bras.

Voyageur, regarde : La vie est là, nue, forte.

Laisse tomber les choses anciennes, obsolètes.

Regarde comment se régénère la forêt.

Même les plus vieilles présences tombent,

Mais elles enseignent.

Et là, autour, les forces vives, partout, poussent.

Tu flottes, soudain, dans la confiance

Et ce chemin de forêt est une allée d’ogives,

Un temple étrange où les grands arbres sont les piliers qui annoncent

Le retour du sacré, du respect,

Au cœur des humains.

 

©Véronique Bonnet

 

 

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Hêtre du voyageur, forêt de Brocéliande

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temple

 

Coeur de vie

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Emoi et moi… Histoires des petits moi ( épisode 1)

 Le glacier fond et roulent les monceaux de débris,

La moraine de la vie, les cailloux de mes chemins.

En descente ou en montée, la balade vaut le détour,

Moi l’amour, je suis pour. 

Dans les décombres de la susceptibilité, du doute, des peurs, des désirs, 

Le cœur palpitant, impatient même, attend l’heure,

Celle de la découverte,

D’une aurore boréale, bref, l’espoir d’y voir clair…

En attendant, il éblaie l’inutile, le clinquant, le souffreteux, la chimère,

l’idéal, pour échapper à la perte 

et garder la voie ouverte. 

 

  ©Véronique Bonnet

 

Chante de là où tu es

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Regarder comment les choses s’ordonnent naturellement quand on fait avec la vie.

Travailler, écrire dans ce sens…

Plonger dans des parcelles profondes et remonter des bribes de  poésie. C’est un état perceptif, intuitif, pas intellectuel.

Écrire, libérer….

Écrire, c’est peut-être aimer partager l’intime, ou peut-être le faire résonner ou même faire éprouver ou éclore chez l’autre. Partager…

Mais de toutes ces histoires, il ne restera que l’amour. Qui sait?

C’est ce que je me suis dis, en écoutant Jacques Higelin.

 

 

 » Une chanson, c’est populaire, il faut toucher l’émotion pure et on ne l’atteint jamais par la force ou la démonstration, mais par l’abandon de soi, la confiance, l’approfondissement, en se laissant envahir, en cherchant à l’intérieur ». 

Jacques Higelin

 

 

 

 

 

 

« Je suis mort, qui qui dit mieux? »

 

 

©Véronique Bonnet

Poésies de l’antre-temps

Poesies de l-antre-temps

« Poésies de l’antre-temps » est disponible (2017) , aux éditions Edilivre ( papier ou numérique)

Un premier pas, encré sur papier, pour poser non pas le cri que je voulais pousser, mais l’élan de vie qui secoue, à partir de ces petites choses du quotidien qui réveillent.

J’ai fais une fausse manip et voilà que l’article, posé dans un coin du blog, se retrouve à la une !

Bon, je vais travailler la technique, mais pour aujourd’hui, je laisse le hasard semer !

 

 

 

J’écris, c’est juste là… Qui sait?

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Je regarde les chats impassibles ,

Installés, l’un sur une chaise , l’autre sur le canapé.

Hier, ils étaient côte à côte , immobiles
et abandonnés au sommeil, comme deux sculptures jumelles.

D’humeur versatile,

Les chats apparaissent dans le calme de la maison comme des gardiens du temps,

Les gardiens d’une tendresse infinie, et pulsatile,

Les gardiens d’un temple étrange.

J’écris, je suis attirée par le fond.

Le fond de quoi? Le fond, là-dedans.

 

© Véronique Bonnet

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Résurgence

 

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Les souvenirs arrivent,

Ils sont à l’envers.

Les souvenirs arrivent,

Adoucis de la distance,

du grain de la photo, et parfois du noir noir et blanc.

Les souvenirs arrivent,

Dans la tendresse du temps présent.

Je décroche mon téléphone, et je t’appelle, au bout de quinze ans de silence,

Mon amie  d’enfance.

Sorties de la cour toutes les deux, nous rencontrons à présent nos petites filles intérieures.

Un inter-rieur tout simple, pourquoi tant de pudeur?

 

                                                        Véronique Bonnet

Poésie en cristal

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Dans la boule de cristal,

 

Dont on ne sait si elle est liquide ou solide,

 

L’œil est suspendu à la curieuse apparition du matin pâle.

 

Surpris de la beauté de l’éphémère

 

Et de la transparence de la matière, ils sont là,

 

Rosier de chagrin ou larmes de joie de la rose.

 

Qui sait la profondeur et les couleurs des gouttes de pluie suspendues aux feuilles ?

 

L’arc-en-ciel attend.

 

Véronique Bonnet