Traces

Le temps de me poser pour écrire ou lire m’a manqué ces temps-ci… Il fallait tracer, faire, suivre le mouvement trop rapide, s’oublier, jusqu’au warning, cet agacement qui me ramène à l’oscillation intime. Je reviens déposer une poésie du bourgeon, de l’émergence, face à la culture de l’urgence…

La neige fond, dévoile le bourgeon,

Et l’arrêt devient rideau de vie 

D’une nouvelle partition. 

Qui sait, souris! 

Ce matin, l’air se pare de parfum de toujours,

De ces petites fleurs blanches, invisibles 

Allez, monte à bord!    

Tout est là, émerveille encore

Qui sait l’animal animé 

D’un dessein fabuleux  

et d’un libre trésor  !

©Véronique Bonnet

Vue du Mont Mezenc, Auvergne

vue du Mont Mezenc, Auvergne

Dans l’air

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Graphisme Aurélien Cattin)

 

Le printemps, ça n’a l’air de rien,
Ça commence par un parfum de fleurs fraîches le matin.
Une odeur de jeune herbe, une pousse duveteuse,
un bourgeon, un chant d’oiseau, un filet de clair soleil.
Tout en délicatesse, et pourtant porteur de la puissance de l’été. Respect pour ce sublime intime qui pointe.

Une bulle d’instant, au fil de la vie.
Quelle est cette corde qui sera coupée un jour par les Parques, au clair de la lune, au cœur de l’été… Qui sait?

Mon ami Pierrot, prête moi ta plume pour écrire les maux, jouer avec eux, décrire la vie, la joie d’être,
et suivre l’empreinte, jusqu’à cet étrange fleuve intérieur qui rejoint l’océan du grand tout.

Jusqu’où va t-il?
Si cela ressemble à un printemps, c’est parfait.

 

                             Véronique Bonnet

 

180 copie

 

 

Voir une nouvelle pousse, aléatoire,
Etre là le jour de l’ouverture de la fleur que l’on guettait,
C’est la surprise charmante et fraiche du matin.

 

                           Véronique Bonnet

 

          extraits de « Poésies de l’antre-temps » Ed Edilivre

          Graphisme : Aurélien Cattin