Tendre, la main

 

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Le ciel est bleu provençal, d’une couleur claire sans nuage. Il fait tellement beau! Ça sent les herbes séchées et la langueur de l’été. Je regarde ce qui reste de pelouse devant, les plantes après la canicule. Je n’ai pas taillé les rosiers!  Tant mieux , je vais pouvoir goûter ses fruits dont on cherchait le nom, l’autre jour… les cynorhodons… Ils sont acidulés,  si riche en vitamines anti-oxydantes a t-on lu. La nature est surprenant de ressources  . Les grandes marguerites jaune ont fini par sortir au dessus du massif et l’onagre à côté, à l’air d’un grand chandelier tout maigre … A côté du banc, le massif odorant du romarin et d’autres plantes s’enchevêtrent …

Je respire;  j’ai  toujours aimé planter un jardin aromatique quand j’arrive sur un bout de terre… et m’y promener le nez au vent. La cloche à côté retendit . J’entends des cris, des exclamations . Les jeux de cour d’école, j’en sens le parfum tout-à-coup… Envie de me réinitialiser en deux minutes… avant de reprendre …
Abracadabra ! Ça apparait comme un jeu d’enfant…

Elle est là, la journée, craquante d’herbe sèche, bourdonnante d’ennui…
« Il n’y a rien faire », disent les petits . Le hamac, en silence, invite au balancement, au milieu du verger. Je m’y assoie machinalement.

Et déjà, en silence le balancement reprend, et propose de ne rien faire…

C’est trop tentant… Rien à faire, le pied qui touchait encore le sol comprend qu’il est bon de prendre la main… et relance le bercement.

Le corps respire et comprend «  ne rien faire »…

Mais ne rien faire, ce n’est pas rien ! Le corps respire dans cet espace qui le reçoit ! Il peut se poser là, se sentir osciller comme la tige au vent doux. L’arrosage automatique chuinte entre les sillons de salades. Les tomates sont de toutes les couleurs. De loin, les regard circule sur ce jardin… Le corps peut humer et s’enivrer de menthe, et de thym, des parfums capiteux des lys blancs et or, de la fraîcheur du potager, des feuilles de tilleul.  Peut-être que la bouche va croquer une de ces  mirabelles dorées qui viennent d’être cueillies, peut-être pas

Laisse donc s’emplir la poitrine d’aise, laisse la s’ouvrir pour libérer l’oiseau intérieur, toute cette respiration si légère que tu pourrais t’envoler…

Le jardin met les sens en éveil, et diffuse un parfum d’extraordinaire essentiel.

Alors vient ce moment où l’ennui se transforme en volupté. Inspire et expire, c’est la, tout en détente et en plénitude retrouvées! Le sourire intérieur s’étire et…

Le tour est joué!

 

©Véronique Bonnet

 

Bonjour à tous les lecteurs , ce petit texte en mode «  RÉINITIALISE -TOI !  »  sera sur le site d’Estelle de « L’atelier sous les feuilles » qui nous proposait d’écrire un article commençant par « abracadabra » et finissant par « le tour et joué »… Il est tentant de tester la formule !

https://lateliersouslesfeuilles.wordpress.com/2018/09/04/a-vos-claviers-9/

Poésies de l’antre-temps

Poesies de l-antre-temps

Ça y est! le recueil de poèmes est disponible aux Editions Edilivre (*)

C’est un plaisir tout nouveau pour moi de commencer à partager des écrits.

Comment dire sur quoi j’écris ?

Sur des petits riens, que je ressens là, dans l’aléatoire, le flottement, dans un focus, je plonge dans l’entre deux, un antre-temps. Et je ressens ce qui est là, présent.

Je perçois les mots comme un cadeau, des transporteurs de sensations, d’émotions.

Ouvrez, lisez ! A vous de laissez votre poésie agir…

Je continue à écrire, à reprendre les textes en prose, mettre en forme, à m’ancrer dans les mots.

A suivre…

(*)en version papier et numérique,

 

 

La trace

On peut explorer la poésie comme un état. Mais elle m’apparait surtout comme un processus à découvrir, une piste, une ouverture aux sens et aux mots.

Cheminer dans un texte poétique à partir d’une situation, d’un focus. Et s’intéresser au point possible de changement. A la portée des mots, à la plus petite modification, qui se montre là, dans le quotidien, peut-être dans la respiration. Faire émerger l’impromptu, la poésie de nature. S’allier ce vital. Tisser avec lui, et ce qu’on est. Quelque chose de faire avec, et créer ensemble émerge.

Extrait de Poésies de l’Antre-Temps de Véronique Bonnet (Editions Edilivre) :

        Oz

Ces gouttes de pluie, perles de rosées
En suspension osée
Fragile équilibre
En beauté transparente,
Déposées  là, sous nos yeux
Dans le charme désarmant  de l’incompréhensible nature.
Un message si évident de perfection
Qui resterait  sans réponse?
Qui chercherait  aussi l’écho de la conque des vivants cœurs,
Ceux qui s’ouvrent à tant d’ondes bienfaisantes offertes.
Ces apparitions du quotidien habillent l’instant de joie, effacent les brouillardeuses questions,
Tracent la confiance.
Comme les trois petits points à suivre…
D’un chemin intérieur qui se dessine.

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Poésies de l’Antre-Temps

« Le seul vrai voyage ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages mais d’avoir d’autres yeux ».     Marcel Proust

Bienvenue sur le blog de poésie !

 

La poésie du quotidien attend son heure.

Ici, il suffit d’un regard singulier, une oreille soudain attentive,

Une peau effleurée par le vent ou par une main bienveillante.

Là-bas, c’est un parfum sensuel  qui enlace le corps.

Les  sens ramènent à la vie. La vie aurait-elle un sens?

Alors quelque chose d’une portance est là, qui me met en mouvement.

Je vous invite à lire les Poésies de l’Antre-Temps (auteur : Véronique Bonnet, éditions Edilivre)

Poesies de l-antre-temps

Ça y est! « Poésies de l’antre-temps » est disponible ( en version papier, au format numérique) , Editions Edilivre